La coccidiose
La coccidiose, est une maladie parasitaire qui touche les élevages de lapins domestiques, mais qui est aussi la maladie la plus fréquente chez le lapin de garenne
Elle provoque surtout des diarrhées assez abondantes avec perte de poids pour causer la mort du lapin malade. C’est un parasite unicellulaire : la coccidie.
Le lapin peut héberger de nombreuses espèces de coccidies (plus de 25 espèces ont été identifiées, certaines peu connues)
Selon l'espèce, ceux-ci peuvent s'attaquer au foie ou à l'intestin, et provoquer de nombreux dommages. La gravité dépend à la fois du degré d’infestation et de l’espèce de coccidie qui parasite l’animal. Une immunité contre le protozoaire peut se créer, ce qui explique la plus grande sensibilité des jeunes lapins. Elle peut provoquer la mort chez ces derniers, sachant que sa cible de prédilection est le lapin au sevrage.
Le cycle des coccidies
Les lapins porteurs de coccidies, souvent en apparente bonne santé, rejettent dans leurs excréments des ookystes ou oocytes qui, à ce stade, ne sont pas infestant et ne présentent donc pas de danger pour les autres lapins. Les ookystes peuvent rester des années dans la terre et subsistent aussi très longtemps dans l'herbe. Ils peuvent devenir infestant (sporulation) quand les conditions sont favorables, après 2-3 jours à la chaleur et à l'humidité. Par la suite un lapin ingérant des ookystes s’infeste.
Une fois sporulés, les ookystes peuvent causer la maladie chez le lapin qui les absorbe. La sporulation peut aussi avoir lieu dans les kystes présents dans le pelage.
Epidemiologie
Une étude menée en 1998-1999 chez le lapin de garenne en France nous apprend que (GRES et al. 2003) :
- l’intensité de l’infection apparaît plus élevée chez les jeunes lapins que chez les adultes,
- c’est en hiver que l’intensité de l’infection des adultes est la plus élevée,
- chez les juvéniles, qui n’apparaissent qu’au printemps, l’infection est plus importante au printemps et à l’automne qu’en été,
- la charge parasitaire est généralement plus importante dans les régions humides et relativement froides (Ile de France et Alsace) que le long du littoral atlantique (Loire et Landes) et encore plus que dans les régions sèches et chaudes (vallée du Rhône).
Deux formes de coccidiose
Ce parasite unicellulaire attaque un organe en particulier. Il existe ainsi deux catégories de coccidiose : la coccidiose intestinale et la coccidiose hépatique.
Coccidiose intestinale
Elle affecte plus particulièrement les jeunes lapins âgés de 6 semaines à 5 mois. Toutefois, on peut aussi la rencontrer chez des lapins plus âgés.
Les signes cliniques rencontrés lors de coccidiose intestinale sont les suivants : diarrhée aqueuse voire hémorragique, météorisation (c’est la « maladie du gros ventre »), anorexie et adipsie, amaigrissement et déshydratation intense.
La contagion est importante ainsi que la mortalité.
Les lésions dépendent de l’espèce d’Eimeria, et sont parfois discrètes ou absentes. On observe généralement une inflammation catarrhale de l’intestin dont la paroi est oedématiée et décolorée, et présente des ulcérations et foyers de nécrose.
Coccidiose hépatique
Elle s'attaque aux lapins de tout âge. Dans les conditions naturelles d’infestation, cette coccidiose n’est pas mortelle. Cependant, une atteinte hépatique chronique se ressent sur l’état de santé général de l’animal et le rend plus fragile. Chez un jeune animal fortement infesté, la coccidiose hépatique peut entraîner une anorexie, un retard de croissance, une perte de poids, un ictère, un affaiblissement, une ascite, une diarrhée ou une constipation. L’évolution peut être mortelle.
Le foie est ponctué de taches blanc-jaunâtres plus ou moins régulières. Elles sont dues à une accumulation d’ookystes dans les canaux biliaires, ce qui provoque leur épaississement puis leur fibrose, et enfin leur colonisation secondaire par des leucocytes.
Prévention et traitement de la coccidiose
En élevage, pour éviter la coccidiose, il est vivement recommandé de choisir avec beaucoup de précautions :
- L’alimentation du lapin ;
- la provenance du foin ;
- la nourriture fraîche et lavée avec soin ;
- l'eau propre renouvelée quotidiennement.
Sur le plan thérapeutique, on dispose de divers médicaments pour combattre la coccidiose. Parmi ceux-ci, la sulfadiméthoxine est un produit très efficace. Il peut être distribué mélangé à l'aliment pendant quelques jours. Un schéma de traitement adéquat comporte 2 périodes de traitement d'une semaine en intercalant une semaine sans traitement. Les mesures hygiéniques et sanitaires accompagneront évidemment tout traitement médicamenteux.
Impact dans les populations de lapin de garenne et lors de leur introduction dans le milieu naturel
Suivant les études vétérinaire, 70% des cadavres autopsiés sont porteurs de coccidiose dont 30% d’atteintes fortes pouvant entrainer la mort.
Mais, elle est souvent la conséquence d’une population de lapin fragilisé par une autre maladie celle-ci virale telle que la myxomatose en bénéficiant du caractère immunodépresseur du virus.
Lorsque le chasseur apporte un cadavre de lapin de garenne pour analyse à la Fédération des Chasseurs du Gard, cette recherche est systématiquement demandée au Laboratoire vétérinaire,
En 2022/2023 sur 10 analyses de Lapins de garenne, 8 étaient porteurs de coccidies.
En 2021/2022 sur 7 analyses, 4 lapins étaient porteurs.
Toute modification de l’alimentation ou de l’environnement, tout stress, tout agent pathogène... peuvent entraîner un dysfonctionnement digestif chez le lapin de garenne.
Les causes de dérèglement digestifs sont également nombreuses lors de la capture de lapins sauvages, de leur transport et de leur relâcher dans un nouvel environnement. Il serait donc logique de voir apparaître des troubles diarrhéiques dans les premiers jours suivants la translocation.
Cette entérite d’adaptation peut causer à elle seule la mort de l’animal en quelques jours, voire parfois en quelques heures ; mais elle permet également la « sortie » de phénomènes infectieux jusque-là subcliniques, en particulier la coccidiose intestinale. De plus, le lapin, fragilisé par la diarrhée, va être plus sensible aux agents pathogènes de son nouvel environnement, contre lesquels il n’est pas immunisé. On en revient donc au choix de la zone de lâcher des lapins, qui est déterminant à plus d’un titre dans le succès du repeuplement.
« LES MALADIES TRANSMISSIBLES DU LAPIN DE GARENNE (Oryctolagus cuniculus) EN LIBERTE » – THESE - CORDIER Muriel, Catherine – 19 Mars 2010 - ’UNIVERSITE CLAUDE-BERNARD - LYON I – 94p
Grippe aviaire : passage en risque "élevé"
Je vous prie de bien vouloir trouver le communiqué d’information adressé aux sociétés de chasse et aux détenteurs d’appelants faisant suite à la prise de l’Arrêté Ministériel du 04 décembre 2023 d’évaluation du risque d’influenza aviaire au niveau « élevé »
Partenariat Sanitaire : Hygiène Venaison Sanglier
Le vendredi 3 novembre 2023, la Fédération Départementale des Chasseurs du Gard a conclu un partenariat avec le Laboratoire Départemental d’Analyses du Gard et le Conseil Départemental du Gard, dans le cadre de la sécurité alimentaire et l’hygiène de la venaison. En présence de Madame CHAULET Cathy, Vice-Présidente du Conseil Départemental du Gard, Monsieur PELLEGRINI Pierre-Alain, Directeur du Laboratoire Départemental d’Analyses du Gard et Monsieur BAGNOL Gilbert, Président de la Fédération Départementale des Chasseurs du Gard.
Il est important de rappeler que dans le cadre de la sécurité sanitaire alimentaire, la règlementation impose (Pack Hygiène Venaison) préalablement à tout acte de commerce de viande de Sanglier, qu’il soit procédé sur l’animal abattu et préalablement à sa cession, à une recherche d’analyse en laboratoire de la Trichinellose. Cette disposition réglementaire s’impose également en cas de transformation de la venaison de sanglier notamment à des fins de salaison (Charcuterie) mais aussi, en cas de cession pour un loto et/ou si celle-ci est destinée à être consommée dans le cadre d’un repas pris en commun et ouvert à du public.
Ainsi dans le cadre de ce partenariat et dans le respect de la procédure de fonctionnement édictée, chaque Société de chasse Gardoise dûment affiliée à la Fédération, va pouvoir bénéficier d’un service sanitaire particulier avec des jours de collecte dédiés qui seront regroupés au Laboratoire Départemental de NIMES, aux abattoirs d’ALES et du VIGAN et facturés à tarif préférentiel :
- Offerts sur le premier sanglier.
- 9.00 € forfaitaire TTC/Sanglier (A partir du 2ème sanglier et sans limitation en nombre).
Les résultats d’analyses seront communiqués au Responsable de la société de chasse et à la FDC30.
Concernant les modalités d’organisation et de collecte des échantillons, les services de la Fédération et le Laboratoire Départemental Gard restent à votre écoute pour vous accompagner au mieux dans cette action.

